Cristal spatiotemporel
Un cristal, c'est spatial. Un cristal temporel ? De Floquet ? C'est quoi cette histoire ?
Temporel
Vous pouvez en fabriquer vous-même à la maison.
Un cristal présente une symétrie dite "discrète" par translation et par rotation : seules certaines valeurs permettent de retrouver exactement la même chose.
Ces histoires de symétries sont importantes, car elles reflètent la conservation de certaines valeurs. Par exemple, la symétrie par translation continue est liée à la conservation de la quantité de mouvement.
Effectivement, la symétrie dans le temps reflète la conservation de l'énergie.
Si on brise cette symétrie, il va forcément se passer des choses. Et en plus, ça va mal se marier avec l'équilibre thermique.
Brisure de symétrie
Spatiale
Les atomes constituants un liquide présentent une symétrie continue dans toutes les directions.
En refroidissant, donc en perdant de l'énergie thermique, un cristal se forme : cette symétrie continue est brisée. Une nouvelle symétrie est formée, discrète car périodique avec un intervalle d'espace précis. Concomitamment, de nouvelles propriétés apparaissent, la plus évidente étant la rigidité du cristal.
Dans ce cas bien connu, la situation est simple : le cristal se forme car cette structure est énergétiquement plus favorable, la brisure de symétrie spatiale arrive spontanément.
Un cristal de diamant peut se former à partir d'atomes de carbone sous haute pression et haute température, en refroidissant, le cristal devient énergétiquement plus stable : il va durer dans le temps face à certaines conditions comme la pression, la résistance aux agressions mécaniques...
Accessoirement un diamant n'est pas éternel (malgré le titre du film bien connu), il finira par redevenir du graphite. Le diamant brûle très bien, c'est du carbone. Tout ça pour dire que la stabilité dans le temps est une définition relative.
Temporelle
L'idée de Frank Wilczek (prix Nobel, quand même) fut de se demander si cette histoire de brisure de symétrie dans l'espace pouvait aussi arriver dans le temps, ce qui est loin d'être stupide quand on considère la relativité où l'espace et le temps sont équivalents à la constante de la vitesse de la lumière près.
Mais ça ne pouvait pas être sans conséquence par rapport à l'énergie, intimement liée au temps. En effet, la conservation de l'énergie, par définition, indique que l'énergie d'un système fermé est toujours la même. Et là on voudrait avoir un système qui varie dans le temps !
Ce qu'on aimerait, c'est un cristal qui, spontanément, s'organise de lui-même en un mouvement périodique qui soit très stable (comme un cristal spatial) en brisant une symétrie temporelle continue, vers une symétrie temporelle discrète.
Systèmes périodiques
Équilibriste
Il a fallu effectivement mieux définir ce que pourrait être un cristal temporel. Et en faisant cela, on est vite tombé sur le problème de fond concernant l'énergie, mais pas que.
En équilibre
Un cristal temporel en équilibre ne saurait exister, et cela a été démontré assez rapidement, une fois qu'une définition mathématique fut bien acceptée.
Plutôt que de définir un objet qui briserait une symétrie temporelle, un cristal temporel est défini par des fonctions de corrélation "de longue portée" (long-range behavior of correlation functions). Remarquez qu'un cristal spatial présente une répétition de motifs sur de longues distances.
Cette définition permet de mieux manipuler les objets dans le cadre mathématique de la mécanique quantique, et de parvenir à la preuve qu'un tel cristal ne pourra pas exister à l'équilibre (no-go). Examiner le papier original si vous en avez le courage... Mais c'est conforme à l'intuition qu'on avait en se disant que la stabilité et l'énergie sont vraiment très liées.
Il faudra aimer la mécanique quantique.
- [2013] Impossibility of Spontaneously Rotating Time-Crystals: A No-Go Theorem / Patrick Bruno (un gars de Grenoble)
- [2014] Absence of Quantum Time Crystals / Watanabe & Oshikawa
- [2020] Vous trouverez une démonstration en français dans le mémoire de Kosseim.
Accessoirement, cela renforce la différence fondamentale qui existe nécessairement entre le temps et l'espace en mécanique quantique, nonobstant le lien évident en relativité restreinte via la vitesse de la lumière. Il reste de la place pour trouver une théorie plus fondamentale.
Crypto-équilibre : cristal temporel de Floquet
Gaston Floquet (1847–1920), mathématicien français, étudia les équations différentielles présentant une dépendance périodique dans le temps.
Pour éliminer les configurations sans intérêt, on a défini les cristaux de Floquet, qui suivent une définition stricte :
- brisure de symétrie — le système exhibe des oscillations avec une période plus grande que la force appliquée
- en crypto-équilibre — les oscillations ne génère pas d'entropie, et ce n'est pas distinguable d'un équilibre « stroboscopique »
- le système présente un ordre longue portée — les oscillations sont en phase sur des distances et des temps arbitrairement longs
- [2018] Time crystals in periodically driven systems / Norman Y. Yao, Chetan Nayak
Outre la définition, on trouvera dans ce papier les raisons pour lesquelles les systèmes périodiques connus ne sont pas considérés comme des cristaux temporels. Par exemple, les cellules de convection manquent d'un ordre spatial et temporel sur de grandes étendues, réclament un gradient externe et génèrent de l'entropie.
Crypto-équilibre dans un cristal temporel discret
Par exemple, ce système change d'orientation de spin avec une période 2T. Quelqu'un qui regarderait ce système à intervalles fixes (avec un stroboscope), mais qui se retournerait en phase avec le changement de spin, aurait l'impression que le système est en équilibre, sans générer d'entropie, ni quoi que soit pour entretenir les oscillations.
Pour l'observateur, c'est caché, cryptique.
Pas de violations thermodynamiques
Un cristal temporel de Floquet sera un mouvement périodique « sans énergie », dont on ne pourra pas tirer de travail. Et l'entropie n'augmentera pas, ce qui satisfera le second principe de la thermodynamique.
Autrement dit, nous sommes en face d'un mouvement perpétuel que l'on pourra uniquement observer, ce qui est déjà un peu suspect car cela implique une interaction quelque part, donc de l'échange d'énergie.
Ceci dit, un gaz d'atomes parfaitement isolé du reste de l'univers voit chaque atome aller à une vitesse variable et une direction variable, c'est un mouvement perpétuel, son entropie ne change pas et on n'en extrait aucun travail. Et si on veut l'observer, il faudra interagir.
L'observation impliquant un échange d'énergie, et plus basiquement le fait de devoir injecter un signal (donc de l'énergie) pour
provoquer la cristallisation temporelle est gênant car cela veut dire que la température du cristal partira forcément à l'infini.
Ça n'est peut-être pas si grave, au moins au tout début avant que ça chauffe. Il faudra peut-être prévoir de quoi dissiper
cette énergie (une idée consiste à mettre du désordre pour empêcher un échange d'énergie),
ce qui devient très gênant vis-à-vis de l'entropie qui est sensée ne pas augmenter.
Tout ceci ne va pas être très simple...
Si vous êtes normalement constitué, arrivé ici, vous vous demandez à quoi ça peut bien ressembler,
—si ça existe vraiment—
et pourquoi cette histoire de crypto-équilibre.
Ou alors vous avez déjà lu les références.
Expérimentations
Comme la définition fut assez lâche et imprécise, les chercheurs ont trouvé des configurations matérielles exhibant les caractéristiques requises, et pas seulement des nouveautés, par exemple la jonction Josephson est souvent considérée comme un exemple de base, ancien.
Comme il s'agit de trouver des configurations où on n'injecte pas d'énergie, et où l'entropie n'augmente pas, nous avons une sur-représentation de configurations de type "qubit" où la mécanique quantique sévit.
Voici les principales démonstrations (jusqu'en 2025) :
- Jonction Josephson
- Ions piégés
- Centres NV (lacunes) dans du diamant
- Dans de l'hélium-3 superfluide, près du zéro absolu (Aalto University). La même université promeut également des cristaux temporels photoniques (photonic time crystals), qui permettent d'amplifier la lumière.
- Des magnons, une structure périodique magnétique (Institut Max Planck).
- Dans un condensat de Böse-Einstein (Université d'Hambourg)
- Polarisation de spin nucléaire dans de l'arséniure d'indium-gallium (Université TU de Dortmund)
- État de Rydberg dans un gaz d'atomes (Tsinghua University)
- Dans un processeur quantique à base de spins dans du diamant (QuTech + Delft)
- Un film semi-conducteur d'un atome d'épaisseur (Paul-Drude-Institut)
- Du cristal liquide
- etc.
Je ne vais pas faire un catalogue descriptif de toutes les expériences, mais détailler les premières et quelques autres qui m'ont parues intéressantes.
Jonction Josephson
On y manipule un condensat de particules constitué d'électrons organisés en paires de Cooper. Une jonction Josephson est simplement un isolant suffisamment mince pour que les paires de Cooper puissent le traverser par effet tunnel. Le supraconducteur est de l'aluminium à très basse température, et l'isolant un oxyde "de grille" typique des techniques microélectroniques.
Dans le montage ci-dessus on arrive à contrôler la quantité de paires dans l'îlot avec la tension Vg d'une électrode, qui dépend de l'énergie Josephson = la force de l'effet tunnel, et l'énergie des paires d'électrons dans la capacité (Q=CV). Une oscillation se crée, liée à la différence de phase entre les deux côtés.
Vous trouverez d'autres détails dans le qubit à Jonction Josephson.
Canonique
Une expérience "canonique" à 3 étapes fut imaginé en 2016 et mise en œuvre dans deux expériences, une avec des ions piégés et l'autre avec des lacunes dans un diamant (centre NV associé à un atome d'azote), des choses connues pour les qubits d'ordinateur quantique.
À droite, un ensemble 3D de lacunes NV (azote) dans un diamant. Les centres montrent une fluorescence rouge sous un laser vert.
L'idée consiste à appliquer cycliquement une séquence de 3 opérations sur des spins :
- retournement approximatif de tous les spins
- interactions fortes entre les spins
- désordre, indispensable pour éviter d'absorber de l'énergie et de monter en température
Il s'agit d'un "drive" qui dure la somme des 3 temps, c'est la période T. Et on observe alors un signal avec une période 2T : c'est la brisure de symétrie.
Ions piégés
Dans l'expérience des ions ytterbium piégés, l'interaction forte entre spins est réalisée avec l'interaction Ising longue portée en utilisant des techniques optiques. Le désordre est appliqué grâce à un laser focalisé sur chaque ion (un décalage de Stark au quatrième ordre). La période est de moins de 100 μs. Je fais mon malin en disant ça, en réalité ça me dépasse complètement, voyez les détails dans le papier de Zhang.
Lacunes NV diamant
Chaque centre NV se comporte comme une impureté magnétique de spin 1 dans le diamant. En appliquant un faible champ magnétique le long de l'axe du centre NV, les chercheurs ont isolé un système de spins effectifs à deux niveaux. Ce système de spins a été initialisé, manipulé et détecté par une combinaison de rayonnements optiques et micro-ondes. Les centres NV interagissaient entre eux via des interactions dipôle-dipôle magnétiques à longue portée, et un désordre était naturellement présent dans le système en raison d'autres impuretés paramagnétiques réparties aléatoirement au sein du réseau.
- [2016] Observation of a Discrete Time Crystal / Zhang & al.
Il s'agit de l'expérience à ions piégés ytterbium. Très détaillée. - [2016] Observation of discrete time-crystalline order in a disordered dipolar
many-body system / Soonwon Choi & al.
Expérience avec des lacunes NV dans le diamant - [2018] Time crystals in periodically driven systems / Norman Y. Yao, Chetan Nayak
Qubits d'un ordinateur quantique
- Realization of a discrete time crystal on 57 qubits of a quantum computer / Philipp Frey & Stephan Rachel
Cette expérience m'a intriguée, vu que j'ai déjà fait des essais d'ordinateurs quantiques pour voir de quoi il retournait, alors un cristal temporel dans ses qubits, voilà qui est surprenant. Surtout avec ma méfiance vis-à-vis de ces engins.
Le papier est parfaitement illisible pour le commun des mortels. Non seulement il faut être fort en mécanique quantique, mais en plus il faut comprendre comment marche un ordinateur quantique —mais vraiment dans le détail !
J'ai à peine compris quelques mots, et j'ai plus de questions que de réponses. Une chose certaine : trouver un article qui expliquerait simplement l'expérimentation relève de la gageure.
Cependant, voici ma tentative de candide :
- une suite d'instructions (le programme) est exécutée sur un ordinateur quantique, ici à 57 bits
- le résultat consiste en 57 bits, 0 ou 1
jusque-là, c'est le fonctionnement normal d'un tel ordinateur, ça ne sait faire que ça - comme tout ordinateur quantique, il faut exécuter de nombreuses fois le même programme pour obtenir des résultats statistiques, car la lecture d'un qubit est 0 avec une certaine probabilité.
- il faut comprendre ce qui s'appelle la Trotterization, une sorte d'astuce pour arriver à connaitre l'évolution d'un système dans le temps. Il s'agit d'exécuter la même opération successivement, et ça marche sous certaines conditions. Et là, il faut son permis de conduire d'ordinateur quantique pour comprendre. J'imagine que ces conditions sont remplies dans le cas présent.
- l'opération élémentaire est la rotation autour d'un axe
- la topologie particulière des deux ordinateurs cités est mise à profit, à savoir une longue chaine de qubits avec quelques "courts-circuits" pour le rendre utilisable, sinon tintin pour faire du swap.
- une fonction d'autocorrélation est calculée entre les bits, par rapport au temps grâce à la trotterization. Le programme est exécuté avec différentes valeurs de paramètres pour permettre de bien montrer que c'est vraiment le bon résultat.
- sauf que les résultats sont forcément entachés d'un bruit important, et qu'il existe une dépolarisation dans le temps du spin du qubit : un attirail statistique permet d'extraire le "bon signal"
Et débrouillez-vous avec le papier si vous voulez en savoir plus.
On constate sur la courbe l'oscillation dans le temps, ce serait le fameux cristal quantique.
L'article de Stanford Stanford physicists help create time crystals with quantum computers n'explique pas vraiment l'expérience, mais font plutôt la gloire de ce qui a été réalisé. Et quand on regarde froidement le résultat, même si c'est véridique (et pas un artefact provenant d'un stupide effet) on se demande ce que cela apporte au schmilblick...
Un effet secondaire est que cela a titillé les neurones de certains chercheurs chinois (Biao Huang & al.). Cette histoire-là pourrait aider à stabiliser l'état quantique d'un qubit, et donc améliorer l'efficacité des futurs ordinateurs quantiques. Mouais. On verra.
Cristal liquide
En 2025, une expérience, plus spectaculaire parce que bien visible, a fait le buzz scientifique et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai regardé d'un peu plus près cette histoire de cristaux temporels.
Hanqing Zhao et Ivan Smalyukh ont utilisé du cristal liquide, dont les bâtonnets ont tendance à s'aligner, et qui réagissent aux champs électriques. En appliquant de manière astucieuse de la lumière polarisée, et du colorant, ils ont créé des solitons, des espèces de vortex qui se déplacent.
- [2025] Space-time crystals from particle-like topological solitons / Hanqing Zhao et Ivan Smalyukh
- [2025] Un
cristal spatiotemporel observé à température ambiante
Sean Bailly / Pour La Science N° 577
La simulation ci-dessous est assez parlante :
Et la réalisation pratique, en rusant avec une lame à retard, permet d'observer de visu le phénomène au microscope :
Non seulement nous avons une oscillation temporelle (la couleur d'un point change périodiquement), mais aussi une oscillation spatiale (le motif de bandes jaunes et bleues est répété régulièrement). Donc un cristal spatiotemporel.
Ce phénomène est stable et robuste en présence de perturbations : une variation de température, ou de l’intensité du faisceau de lumière qui l'éclaire ne modifie pas le phénomène, qui reste stable des heures.
En empilant plusieurs cristaux, les motifs deviennent plus complexes, et pourraient servir d'anti-contrefaçon.
Tout ceci donne l'impression que ces oscillations, sans dissipation d'énergie ni d'entropie, arrivent relativement fréquemment.
Applications potentielles
Un usage un peu évident est d'en faire une horloge remarquablement précise, puisque nous sommes en face d'oscillations. Avec des propriétés que l'on connait déjà avec les horloges atomiques :
- géolocalisation
- sensibles au champ gravitationnel = détection de grottes / de gisements de minerais
- détecteur d'ondes gravitationnelles
- anti-contrefaçon (cristal liquide)
- et comme on parle souvent de quantique, on a généralement droit à toute la panoplie relative à cela, des capteurs de grade militaire, des optiques révolutionnaires, du stockage de données... on se demande si ceux qui écrivent ça comprennent.
Il reste de la marge de progression.
Références
Rappelons toutes les références citées, pour ceux qui veulent creuser :
- [2019] À l’heure des cristaux temporels
Frank Wilczek / Pour La Science N° 507 - [2013] Impossibility of Spontaneously Rotating Time-Crystals: A No-Go Theorem / Patrick Bruno
- [2014] Absence of Quantum Time Crystals / Watanabe & Oshikawa
- [2016] Observation of a Discrete Time Crystal / Zhang & al.
Il s'agit de l'expérience à ions piégés Ytterbium. Très détaillée. - [2016] Observation of discrete time-crystalline order in a disordered dipolar
many-body system / Soonwon Choi & al.
Expérience avec des lacunes NV dans le diamant - [2018] Time crystals in periodically driven systems / Norman Y. Yao, Chetan Nayak
- [2018] Time crystals in periodically driven systems / Norman Y. Yao, Chetan Nayak
- Realization of a discrete time crystal on 57 qubits of a quantum computer / Philipp Frey & Stephan Rachel
- [2025] Space-time crystals from particle-like topological solitons / Hanqing Zhao et Ivan Smalyukh
- [2025] Un
cristal spatiotemporel observé à température ambiante
Sean Bailly / Pour La Science N° 577 - [2025] Time crystal / Wikipédia
Et évitez la version française.
Carrément un livre qui rassemblerait ce qui se passe sur ce sujet, mais il est déjà trop obsolète à mon avis :
- [2020] Time Crystals / Krzysztof Sacha
Un papier un peu spécial, qui permet d'avoir un autre point de vue :
- [2022] All Basics that Are Wrong
with the Current Concept of Time Crystal: Learning from the Polyatomic Time Crystals of Protein, microtubule, and Neuron
/ Komal Saxena & al.
(version ResearchGate gratuite)
Un dézingage en règle par des chercheurs dans le domaine de la santé, des protéines, qui commencent perfidement par rappeler que Wilczek n'est pas vraiment le premier. Mais bon, Winfree, en 1970, remarqua un phénomène de brisure de symétrie temporelle dans le domaine biologique (Integrated view of resetting a circadian clock), il est manifestement à des kilomètres de l'entropie.
Toute cette histoire de cristal temporel me laisse un goût de « fausse bonne idée ».
Au premier abord, on se dit "génial". Puis après un peu de réflexion, le problème de l'énergie en contradiction avec le temps et la stabilité survient. Ce qui conduit à une définition qui commence à être tirée par les cheveux. On voit bien que ce sont des définitions de matheux pour satisfaire les mathématiques quantiques, et qu'on a quand même du mal à raccrocher à des concepts physiques "normaux", qu'on peut expliquer simplement.
Après quelques expériences plus ou moins péniblement exhibées, on se demande vraiment sur quoi cela pourrait déboucher. L'espèce de tourbillon de cristaux liquides, bon, c'est joli, ça ressemble à des tourbillons que l'on voit parfois persister dans l'eau, ou encore aux skirmions.
Je n'entrevois même pas une oscillation qui pourrait être plus pratique et précise qu'un quartz.
Déjà qu'on ne voit pas trop sur quoi reposerait cette nouvelle fréquence de référence.
Les horloges atomiques peuvent continuer d'osciller peinardement.
« Un nouvel état de la matière » voilà le genre d'affirmation que l'on retrouve assez souvent à propos des cristaux temporels. C'est très très exagéré. Voire n'importe quoi.
😭 Pan sur le bec !
comme ils disent au Canard Enchaîné